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Art Nouveau « Ã  la manière de… »

Posted in Design on déc 09 by Edouard | PrintText Resizer Text Resizer

L’Art Nouveau.

1888-1920

Art nouveau, 1888-1920, Carmen, opéra

« La nature fait de très belles lignes, ce sera notre unique source d’inspiration. »

La fin du XIX° est un moment de mutation dans le monde industriel et dans le monde des arts.

Conséquence de l’essor industriel. Le métal, et le verre, et surtout leur production mécanisée de masse pousse les créateurs dans des formes droites, simplifiées, sur lesquelles viennent parfois se raccrocher une petite couche ornementale.

En directe opposition à cette tendance « industrielle », et au malaise qu’il engendre, va naître un mouvement qui entend valoriser la nature, et ses formes, ainsi que les petits fabricants, les artisans.

A la croisée d’une position morale et d’une choix philosophique naît donc « L’Art Nouveau ».

La forme est végétale, souple, onduleuse. Les détracteurs l’appelleront le style nouille.

Sécession de Vienne

« Tous ont insisté sur la simplification des formes, sur une certaine stylisation. (…) Ces artistes, qui ont fait un va et vient entre la peinture et les arts décoratifs, imbriquent les espaces et les formes, comme dans la marqueterie. »

Serge Lemoine, in Hors Série Télérama.

Alors que la France s’ouvre à l’art nouveau, et que l’Espagne se découvre un Gaudi, l’Autriche Hongrie reste réfractaire au changement. En 1880, un groupe de peintres menés par Klimt décide de rompre avec les institutions officielles (et son grand représentant, le peintre Mackart). C’est la Sécession. Qui réunit des artistes aux aspirations souvent divergentes, mais unis par la démarche.

Sous la direction de Klimt on y retrouve Koloman Moser, Kokochka, Schiele.

Ils vont fonder une revue (en 1898, le Ver Sacrum) ainsi que construire un lieu d’exposition qui reste une vitrine de leur polyvalence artistiques (architecture de Josef Olbrich, déco intérieur de Josef Hoffmann, et déco extérieure de Koloman Moser). S’y succéderont les expos du groupe, ainsi que celles d’invités internationaux : Matisse, Van Gogh, Bonnard, Vlaminck, Vuillard, etc…

Cette libération qui entraîne tous les domaines de l’art, permet aussi à chacun de s’essayer dans tous ces domaines. Les peintres font du meuble, ou du théâtre. La création s’émancipe.

Le mouvement meurt en même temps que l’empire austro-hongrois, à la fin de la guerre mondiale après son 49° salon. Klimt, Schiele et Moser meurent cette année là, alors que Kokochka s’installe en Allemagne. En 1938, après de l’Anschluss, il ne sera plus question de « Sécession », mais d’ « Art dégénéré ».

Klimt – 1862-1918

En 1900 Freud publie son « Interprétation des rêves », ce qui change définitivement le rapport de l’homme à son subconscient.

Fils et frère d’orfèvre, Klimt les suit dans leur chemin, à travers ses peintures, dans lesquelles il va inventer des bijoux, aussi bien que des robes, et remplir l’espace (peur du vide ?). La figure humaine peut se trouver enchâssée dans de motifs deux dimensionnels.

Il essaie par là de sublimer son sujet, le rendant précieux.

Alors qu’il va styliser et faire évoluer les décors vers une abstraction, il va maintenir une grande précision au niveau du visage. Un certain type d’équilibre entre naturalisme et abstraction.

L’architecture

Le japon est la grande influence. Dans son approche épurée de la représentation, par son attachement aux modèles animaux et floraux.

Mais aussi dans son refus de la symétrie, ce qui sera parfois présent chez certains architectes osés, dont Victor Horta, qui va marquer irrémédiablement la ville de Bruxelles par ses maisons particulières.

En France nous avons les exemples du Grand Palais et des bouches de métro de Guimard (1899) qui rappellent la nature au sein de la ville et de sa modernisation.

Alfons Mucha – 1860-1939

Né en Moravie, il se destine au chant tout en pratiquant la peinture de théâtre et de décors en parallèle. Mais sous le patronage du comte Karl Khuen il suit des études académiques.

Il déménage à Paris en 1887, et c’est là que va se préciser le style pour lequel il est le plus connu, sous la forme d’affiches commerciales. Les plus fameuses étant les affiches réalisées pour les spectacles de Sarah Bernhardt au théatre de la Renaissance. Succès immédiat, qui lui assurera beaucoup de commandes. Il aura du mal à se distancier de ce style et de son affiliation à l’art nouveau.

Il passera 5 ans à New York de 1905 à 1910, avant de revenir à Prague. Arrêté dès l’arrivée des nazis et Tchécoslovaquie en 1939 comme artiste « réactionnaire ». Il attrapera une pneumonie lors de ses interrogatoires et en mourra.

> Observation des éléments du styles

Après être tombé en désuétude, le style de l’Art Nouveau, et notamment celui d’Alfons Mucha reviendra sur le devant de la scène avec le mouvement psychédilique qui s’intéresse aussi au végétal, et au monde du rêve (plus celui de Freud, mais celui de Huxley…)

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